Publié le 1 min

Le Confiné Libéré avec Emmanuelle Hervé : »La crise sanitaire a révélé les talents et les manquements des boss »

Dans cette nouvelle chronique du Confiné Libéré, David Aibker interviewe Emmanuelle Hervé, consultante en communication de crise, explique en quoi la crise a été une épreuve de vérité pour le leadership, révélant les talent comme les défauts des dirigeants, certains sachant galvaniser les troupes, d’autres préférant se réfugier derrière le contrôle infantilisant.

Emmanuelle Hervé est spécialiste de gestion de crise et elle a profité de cette crise pour co-écrire Le confinement expliqué à mon boss publié aux éditions Kawa. Ce livre est l’occasion de mettre les patrons au banc d’essai du confinement.

Elle présente une galerie de portraits de façon assez désopilante. Elle décrit des PDG de grandes entreprises qui, paniqués par des agendas vides, se sont mis à mettre leur nez dans le travail des collaborateurs en pleine émancipation. Elle présente aussi des patrons qui, craignant la faillite, ont exercé une pression inconsidérée sur les équipes pendant que d’autres apeurés, se sont enfermés dans leur tour d’Ivoire. Quant aux dirigeants les plus résilients, ont su accompagner leurs ressources humaines. Emmanuelle Hervé explique également que les meilleurs boss sont ceux qui savent se libérer de leur Comex pour s’intéresser au terrain et bâtir une vision nourrie par ce qu’ils y observent en mettant en place les bonnes remontées d’information.

« L’excellence du leader confiné c’est la capacité à s’occuper des troupes et à embarquer son monde ».

Le bon boss a, en effet, profité de cette période pour renforcer la cohésion. Emmanuelle Hervé explique comment les entreprises qui avaient mis en place des modes de management attentifs et centrés sur les collaborateurs sont sorties renforcées de la crise sanitaire.

L’entreprise d’après ? Notre consultante en communication de crise n’y croit pas vraiment. Elle redoute plutôt un retour des mauvaises habitudes, celles du monde d’avant avec en surcroît une politique hygiéniste et de contrôle qui l’a fait soupirer: « bref, dit-elle, attendons… ».

Vous allez aimer