le télétravail, une pratique écolo
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Écologie : le télétravail à la rescousse ?

Entre économie et écologie, le télétravail a de quoi séduire ! En effet, selon la nouvelle étude de Malakoff Humanis sur le télétravail, 87% des salariés et 78% des dirigeants jugent que le télétravail est bon pour la préservation de la planète. Un chiffre qui monte à 94% pour les 18-24 ans.

Diminuer les déplacements pendulaires

A Paris, les salariés effectuent 2 heures de transports quotidiennement. Bien souvent, ces trajets se concentrent autour de deux tranches horaires : 7h- 9h et 17h-19h selon une chronique de Fanny Agostini sur Europe 1, qui dénonce « la rigidité des plages horaires de travail qui sont l’inverse de la mobilité ». Côté chiffre, c’est à Lille que ça se passe. Patrice Tissandier, enseignant-chercheur au laboratoire Théma, a démontré que le télétravail permettrait de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 3 à 5%.

Et côté entreprise ?

En 2019, Jérémie Almosni, chef du service transport et mobilité à l’Ademe confiait dans les pages de Sud-Ouest qu’un certain nombre de sociétés étudient la question mais « pas assez, même s’il y a une tendance plutôt à la hausse ». Avec 38% des salariés en télétravail, l’entreprise Somfy leur a permis d’éviter de parcourir 170 000 kilomètres indique le journal bordelais. « C’est important que les salariés sentent que l’entreprise s’inscrit dans un mouvement de fond de préservation de l’environnement, qu’elle teste et met en place différents dispositifs », indique Vincent Bouchet, directeur des affaires sociales.

Aider l’écologie par le travail

En plus du télétravail, Il existe d’autres facteurs qui peuvent aider à réduire l’empreinte carbone des salariés. Mais lesquels ?

Une solution revient particulièrement dans le débat : la semaine de quatre jours ! Pourquoi ? Selon Autonomy, un think tank indépendant du Royaume-Uni, « les indices prouvant qu’une semaine de travail plus courte peut aider à réduire la pollution de l’air et notre empreinte carbone sont nombreux. » Dans un rapport basé sur les travaux de la professeure de sociologie Juliet Schor, on peut lire que « des horaires réduits entraînent une baisse directe des émissions. Il n’y a pas de meilleur moyen pour répondre aux nouvelles politiques énergétiques que de repenser le temps de travail. »

S’inspirer de l’exemple européen

En 2006 déjà, une étude de David Rosnick et Mark Weisbrot estimait que les États-Unis pouvaient réduire de 20% leur consommation d’énergie, s’ils s’inspiraient du temps de travail des pays de l’Union Européenne. Pour Jonas Nässen et Jörgen Larsson, deux chercheurs suédois, une baisse de 1% des horaires de travail peut engendrer une baisse quasi similaire des émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 0,8%. Sur une journée de travail, la baisse peut même atteindre 6% des émissions !