5 bonnes pratiques retour au travail
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5 bonnes pratiques pour accompagner les salariés au retour en entreprise

Le retour au bureau est loin d’être évident pour la majorité des salariés. Même si le désir de revenir à une vie normale se fait sentir, nombreux sont à exprimer leur inquiétude face aux mesures sanitaires à respecter, au risque infectieux. La question du sens au travail vient même renforcer ce sentiment de malaise. Comment les entreprises peuvent accompagner leurs salariés au retour à la “vie normale” en entreprise. Voici 5 bonnes pratiques à suivre.

Comment donc anticiper ce retour ? Plusieurs points sont à prendre en considération : le psychologique, le rapport à l’entreprise et au travail ou encore la gestion des flux.

Rassurer en amont

Le maître-mot de ce retour en entreprise est la communication. En avril, 56% des salariés appréhendent le retour au bureau selon les résultats des études flashs de Malakoff Humanis sur l’absentéisme et le télétravail .

Pour Philippe Rodet, ancien médecin urgentiste, il est important de rassurer en amont et de se montrer transparent. Il faut prendre en considération les peurs particulières de certains salariés et ne pas les brusquer. Et établir la confiance nécessaire en cette période post-crise via une communication interne et externe sur les mesures prises.

Il est bon d’intégrer également les salariés à la réflexion autour de ce retour, comme a pu le faire l’usine de Renault à Flins dans les Yvelines, qui a permis à ses salariés de prendre part à l’organisation du retour sur site. Pour la suite, les salariés sont rassurés : « Je me sens en sécurité, nous avons un bon accompagnement, on nous a bien expliqué les gestes barrières, fourni des masques, du gel  » , explique à BFM TV Joffrey Renard, un opérateur qui travaille sur la ligne d’assemblage de la Zoé.

Réorganiser les bureaux

Architectes et designers se penchent aujourd’hui sur le sujet des bureaux post-crise. Une réorganisation optimale pensée selon les mesures de sécurité, d’hygiène sans oublier le social.

Ainsi, l’entreprise Derichebourg a, par exemple, mis en place un système avancé, mêlant distanciation physique et caméras thermiques : « Chaque collaborateur est invité à se présenter dans un dispositif de prise de température corporelle », explique Agostina De Almeida, directeur général de Derichebourg Technologie & Accueil à France Info. Ce dernier a également mis la moitié des salariés en télétravail afin de pouvoir installer les bureaux en quinconce. Cette distance imposée pourrait être l’occasion de mieux se retrouver.

Certaines entreprises et architectes entendent profiter de ce réagencement contraint des bureaux pour repenser la sociabilité des salariés.

Philippe Paré directeur du cabinet d’architecture Gensler en France réfléchit à la mise en place de sorte de quartiers de travail pour retrouver de la cohésion que les open-spaces avaient parfois diluée. Dans ces nouveaux espaces, le nombre “d’habitants” est  limité à 35 pour assurer la cohésion sociale. Et recréer un sentiment d’appartenance lors du retour au bureau.

Accompagner et prévenir côté médical et psychologique

Pour le Professeur Yves Roquelaure du CHU d’Angers, il est nécessaire d’accompagner les salariés qui ont peur des risques sanitaires et d’orienter ceux qui auraient des soucis de santé vers la médecine du travail. Que se soit parce qu’ils ont retardé les soins durant le confinement ou pour des raisons psychologiques.

La médecine du travail doit reprendre tout son rôle. Un management bienveillant, une politique de prévention solide, de l’écoute et un accompagnement médical peuvent également permettre de réduire le risques d’absentéisme sur le long terme.

Un vision partagée par le cabinet Sens & Cohérence, et son fondateur Adrien Chignard sur le site des Échos : “La singularité des parcours doit être prise en compte et l’entreprise doit veiller à donner une légitimité à ce qui a été vécu”.

Réfléchir au sens

Le confinement a questionné le sens du travail pour 6 jeunes sur 10. Il a également opposé emplois utiles et secondaires.

Pour Elodie Chevallier, chercheuse autour de la question du sens au travail, ce questionnement a été accentué par la crise. Il est nécessaire aujourd’hui une fois un retour au bureau acté, de faire un point avec le salarié sur les missions, l’utilité et la considération du travail afin de rectifier les points négatifs et de simplifier les procédures.

La société de parapluie Piganiol s’est mise à produire lors du confinement masques et blouses. Une décision et un retour extrêmement bien accueillis par les salariés qui se sont sentis utiles.

Être flexible

Laisser le choix d’un retour au bureau à temps plein ou via un système hybride entre le retour physique et le télétravail. De nombreuses PME fonctionnent ainsi, permettant à des salariés qui appréhendent plus que leurs collègues ce retour au bureau, de prendre leur temps. Cela permet également de pouvoir respecter la distanciation. Le salarié peut ainsi souffler et l’entreprise aussi.

La PME Wecasa, par exemple, permet à un tiers de ses salariés de choisir de rester ou non en télétravail, ou de venir au bureau par intermittence.

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