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Bretagne, PACA, Nouvelle-Aquitaine, Grand Est et Ile-de-France : qui fait quoi en matière de Santé et de QVT ?

Si la qualité de vie au travail est un enjeu national, les indicateurs régionaux sont très révélateurs des pratiques locales des entreprises. Sur quoi mettent-elles l’accent ? Les cinq enseignements à connaître.

Bretagne : les entreprises récoltent les fruits de leur implication

Heureux comme un salarié breton ? 81% des salariés de Bretagne se déclarent satisfaits de leur qualité de vie au travail, un chiffre bien supérieur à la moyenne nationale (73%). Et ce n’est pas tout : ils sont 83% à trouver du sens à leur travail (contre 77% au national), 82% à être fiers de travailler dans leur entreprise (contre 74%) et 79% à être « contents de venir travailler le matin » (contre 71%).

Quel est le secret des entreprises bretonnes ? La réponse commence dans les actions menées en matière de QVT. Ainsi, 63% des salariés bretons estiment que leur entreprise s’occupe de leur bien-être (contre 56% au national), un chiffre en hausse de 6 points par rapport à 2016. En matière de management aussi, les voyants sont au vert : les entreprises répondent à la quête de sens des salariés qui, pour une grande majorité, ont une vision claire de leur rôle au sein de l’entreprise et déclarent maîtriser le poste qu’ils occupent. Mieux : 73% des salariés bretons considèrent que leur entreprise les aide à développer leurs compétences professionnelles (contre 65%). Résultat, les salariés bretons semblent heureux au travail : 85% estiment qu’il y a une bonne entente au sein de leur entreprise et 90% s’y sentent bien intégrés. 

Mais des attentes subsistent encore. En effet, l’autonomie (seuls 26% des salariés déclarent avoir la possibilité de prendre des décisions), les perspectives d’évolution (pour 51% des salariés) et la reconnaissance au travail (36% des salariés ont le sentiment de ne pas être reconnus par leur hiérarchie) comptent parmi les axes à améliorer en priorité

Grand Est : Un équilibre vie pro et vie perso encore difficile

Dans le Grand Est comme un peu partout en France, l’équilibre entre vie pro et vie perso est fragile. Cette tendance est plus marquée chez les jeunes (45% pour les moins de 30 ans), les cadres (44%) et les managers (45%). Et l’empiètement du travail sur la vie personnelle est de plus en plus marqué chez les cadres : 67% d’entre eux consultent régulièrement leurs mails professionnels le soir ou le week-end (contre 52% au national), 49% travaillent de plus en plus souvent chez eux en dehors de leurs horaires de travail (contre 38%) et 69% restent joignables pendant leurs congés (contre 57%).

Cet équilibre est d’autant plus difficile à maintenir pour les salariés aidants qui représentent 22% des salariés (contre 19% au niveau national).

Alors, comment aider les salariés à mieux concilier leurs temps de vie ? Interrogés sur la question, ils plébiscitent en priorité des horaires plus souples (44% contre 47% au national) et une réduction du temps de travail (24% contre 31% au national). Ils sollicitent également une meilleure adéquation des objectifs avec les ressources mises à leur disposition (19% contre 26%) et le télétravail (31% contre 25%).

PACA :  Des salariés plus autonomes dans leur travail

Dans toutes les régions sondées il y a cette constante : les salariés attendent plus d’autonomie et de reconnaissance dans leur travail. Si la région PACA ne fait pas exception, elle sort toutefois du lot avec des chiffres qui montrent que ses salariés ont plus de marges de manoeuvre que la moyenne. Ainsi, 32% des salariés de PACA déclarent pouvoir prendre des décisions (contre 25% au niveau national) et seuls 37% ont le sentiment de ne pas être reconnus par leur hiérarchie (contre 42%).

A noter également, les risques liés à la pénibilité physique sont moins importants en PACA qu’au national, et ont tendance à baisser sur le long terme. Ainsi, 45% des salariés de la région déclarent leur travail physiquement fatigant (contre 53% au national). Mais le problème est ailleurs… L’accélération du rythme de travail observée cette année s’accompagne d’une hausse de la fatigue nerveuse. 73% des salariés en PACA déclarent que leur travail est nerveusement fatigant (contre 70%), un chiffre en hausse de 7 points par rapport à 2017. Les salariés pointent notamment la nécessité de devoir se concentrer pendant de longues périodes (+7 points vs 2017) et à la nécessité de devoir travailler très vite ou très intensément.

IDF : Métro, boulot, métro

Les salariés ne sont pas tous égaux en matière de trajet domicile-travail. Et c’est en région Ile-de-France que les difficultés se concentrent, avec des temps de trajets toujours plus longs. Ainsi, 63% des salariés ont plus d’une heure de trajet par jour (vs 38% au niveau national), avec une augmentation de 6 points des difficultés par rapport à 2018. Alors oui, venir au travail nécessite sûrement plus d’organisation qu’ailleurs – et relève parfois du parcours du combattant ! – mais les salariés franciliens ont d’autres ressource pour améliorer leur QVT.

Nouvelle Aquitaine : un rythme de travail plus intense

Tout va plus vite ! Dans toutes les régions, le constat est le même : le rythme de travail s’est accéléré, de même que l’activité de l’entreprise. Ce ressenti s’exprime particulièrement en Nouvelle Aquitaine, où 50% des salariés estiment que leur rythme de travail s’est accéléré au cours des 12 derniers mois (contre 46% au national).

Non seulement le rythme s’accélère, mais il s’intensifie aussi. 71% des salariés déclarent que leur travail est nerveusement fatigant (contre 70% au national), et 71% ont le sentiment de devoir travailler très rapidement ou très intensément. Un chiffre en nette progression dans la région, par rapport à 2016 (65%).

Malgré ce contexte, les salariés font preuve d’une forte capacité d’adaptation face aux changements (94%, contre 92% au national). Ils sont 77% à comprendre que ces changements sont nécessaires (77% NA 76%) et adhèrent aux orientations choisies par leur entreprise (à 69%, contre 67% au national). Comme souvent, une entreprise capable d’accompagner ces changements peut amener ses salariés au bout du monde !

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