David Abiker, journaliste, chroniqueur

Colloque Fragilités des salariés : le mot de David Abiker

Après une matinée riche en échanges, le comptoir mm est allé recueillir les réactions à chaud du sémillant chroniqueur David Abiker.

Le fait qu’on organise un colloque sur les fragilités, ça veut dire qu’il y a des tensions dans les entreprises qui réclament, qui demandent donc à un appel d’air. Il y a une demande et c’est pour ça qu’on en parle. On n’en parle pas dans une société du travail complètement heureuse, complètement stable, sans aucune mutation.
On se met à parler des fragilités au moment où il y a la transformation digitale, au moment où il y a des modifications démographiques, au moment où la population vieillit.

Est-ce que c’est le rôle de l’entreprise d’aller jusqu’à accompagner les salariés en situation de fragilité ?
Il faut se questionner, s’interroger sur le rôle des managers, sur le rôle des conditions de travail, sur le rôle de la médecine du travail et sur l’organisation du travail.
Est-ce qu’il y a aujourd’hui dans la nouvelle économie des choses à aller chercher ou au contraire des choses à redouter ? Donc toutes ces questions doivent être posées avec le collectif du travail, avec les partenaires sociaux et évidemment avec les managers.

On a eu plusieurs profils lors de ce colloque, à la fois des dirigeants de grands groupes comme Veolia, mais aussi des dirigeants de start up et à entendre ces deux discours, tous semblent dire qu’il n’y a pas de modèle idéal, il y a le modèle à personnaliser en fonction des besoins de l’entreprise et à des profils de salariés.

Ecoutez, il y a un sujet du bac philo qui est tombée cette année ça s’appelle « La culture nous rend-elle le plus humain ? » Eh bien je crois que chaque entreprise est différente, chaque entreprise à sa culture d’entreprise.
Et si cette entreprise n’a pas de culture d’entreprise, qu’elle se pose la question : quelles sont ces lieux de mémoire ? Qu’est ce qui fait qu’elle a quelque chose à faire en ce bas monde ? D’aller peut-être au-delà de faire du pognon ou peut-être que réintroduire un peu de culture dans l’entreprise, c’est déjà aller vers ce qu’on appelle aujourd’hui l’humain. Moi je me limiterais à dire à aller vers les attentes des salariés, je pense que la culture permet d’être à l’écoute de ce qu’attendent vraiment les salariés et peut-être, si on prétend faire leur bonheur au travail, et bien cette culture permet de faciliter le chemin.

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